Résumé de Silva

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Résumé de Silva

Message par Meneur le Lun 9 Oct - 14:09

Lors du chemin vers Harrenhall, une nouvelle malversation sur la maison Wayfarer recquiera l’intervention des hommes d’armes. C’est ainsi que ceux-ci furent un temps séparés du lord et des ladys. Même si elle n’en montrait rien, lady Silva avait espéré qu’ils ne leur arrivent rien de mauvais. Cela lui permit au moins de ne plus ressasser le tournoi qui s’était tenu à la Croisée. Amaury avait remporté le tournoi, gagnant le privilège de désigner la Reine d’Amour et de Beauté, privilège dont il n’avait rien fait.



L’arrivée à l’immense château construit par Harren le Noir, du temps où un fer-né était roi des Iles et des Rivières fut une nouvelle déconvenue. Les Wayfarer n’avait pas de logement attribué et allait devoir camper dehors, parmi des maisons mineures et autres petites gens rassemblés là pour l’événement exceptionnel. Heureusement, une forte insistance auprès d’un officier puis du mestre des Whent permis d’obtenir l’aménagement d’une grande salle froide et isolée dans ce qui fut le plus grand château de tout Westeros. Ces appartements de fortune accueillirent donc les Buckwell, les Wayfarer et les demi-frères Holbein.

Les épreuves martiales à l’aller et les conditions climatiques épouvantables avaient eu raison de l’endurance d’Horace qui dut garder le lit quelques temps. Le repos pour les autres n’était pas de mise car il y’aurait un grand banquet le lendemain au soir. Qu’importe la fatigue et l’assurance d’avoir des pieds douloureux, Silva voulu des leçons privées avec un maitre à danser au petit jour. Ce fut aussi l’occasion pour d’autres de s’entrainer avec l’aide de lady Jeyne. Cette dernière apporta une mauvaise nouvelle. La soirée qui tiendrait davantage du bal que du banquet verrait lady Silva installée bien loin de la table d’honneur, sans adéquation avec le statut de la maison Wayfarer. N’arrivant pas à résoudre ce revers d’ici la soirée, il faudrait compter sur le talent et le savoir-être pour être remarquée.

La mise au ban de Silva eut comme retombée qu’elle n’eut de prétendant à danser qu’un fils Frey puis le bâtard de Lamarck, Aurane Waters. Lors de leurs danses, elle n’adressa pas un mot au Frey de façon à ce que celui-ci ne nourrisse pas l’idée de la courtiser d’aucune manière et fut guère plus loquace avec le bâtard Velaryon. Dans sa situation présente, Silva visait trop gros. Elle n’était pas unique, elle était une parmi tant d’autres, plus jeune ou plus jolie que beaucoup certes, mais pas unique. Tout ou plus, elle parvint à saisir le regard du jeune et beau Jaimie Lannister. La jeune ingénue croyait à tord qu’un regard échangé pourrait changer les choses.

Plus troublant, le mestre des Wayfarer eut des nausées et des malaises qui l’obligèrent à beaucoup se reposer. Chaque événement positif semblait attiré deux fois plus de contrariétés. La suspicion atteint son paroxysme quand Jeyne Drox révéla à Silva qu’elle était parmi eux pour le compte d’un énigmatique maître chanteur. Elle avait décidé de parler par peur d'un drame car la dernière mission qu’il lui avait été confié consistait à communiquer l’emplacement de chaque couchage dans le logis. Jeyne rapporta les mêmes révélations à Trenn qui menaça de la tuer sur le champ. Lady Drox ne ceda pas à la panique et son revirement de conscience fut majoritairement accepté, y compris par Horace quand il se porta mieux. Restait le problème que l'identité de l'employeur de Jeyne demeurait inconnue.

Le couchage forcé n’avait entamé en rien l’âpreté des mots de l’oncle qui une première fois critiqua le tournoi comme une activité fortuite. Silva réprouva cette affirmation, convaincue de l’ampleur de l’événement, le plus important et prestigieux tournoi jamais mis sur pied. Même le roi était venu - ce qui n’était surement pas du gout des conspirateurs décidés à voir le prince Rhaegar siéger sur le trône héréditaire -. Amaury défendit aussi l’idée et l’utilité du tournoi, ce a quoi Horace lâcha qu’il avait l’assurance que le ser pourrait jouter avec succès. Ce fut donc au tour de ses messieurs d’exprimer à mots mesurés tout le bien qu’il pensait l’un de l’autre et rien ne pouvait les dissuader, pas même Silva qui lâcha des mots équivoques :

« Je suis convaincue que le meilleur des chevaliers fera briller sa lance. »

Contre toute attente, Lysette qui montait la garde mit fin à l’échange en poussant un cri pour avoir aperçue une ombre glisser sur les vieilles pierres. C’est que l’on dit les murs d’Harrenhall hantés. Il fallu la bienveillance et le charme naturel d'Amaury pour qu'elle retrouve son calme.

En définitive, la conversation permit d’atteindre les conclusions suivantes : prendre le parti de Rhaëgar pourrait permettre de hisser la maison dans la hiérarchie de Westeros tout comme la découverte d’une implication pourrait conduire la famille toute entière à son trépas. Egalement, Horace voulait en savoir plus sur les rouages et les participants du complot.

En vue du tournoi, Amaury pu retrouver ser Oswald Whent dont il fut l’ecuyer, notamment pour l’entretenir en toute discrétion du projet. Le Manteau Blanc confirma que l’arrivée d’Aërys II compromettait les réunions secrètes et évoqua quelques menus services à lui rendre. Amaury put apprendre que lady Silva avait été tenue à l’écart durant banquet par la volonté et la jalousie de lady Cirah Whent, la fille du lord dont le seul anniversaire avait justifié la mise en place du plus grand tournoi de tout les temps. L’entrevue avec ser Oswald permit surtout à Amaury de servir de partenaire d’entrainement au prince Rhaëgar Targaryen ! Honnête et intègre, ser Amaury combattit le prince avec rigueur et engagement sans prendre de précaution sur le fait qu’il risquait de le blesser. Mais le prince était un combattant émérite qui apprécia l’engagement et finit par avoir le dessus.

Silva manqua de s’évanouir quand Amaury les rejoignit pour annoncer paisiblement le contenu de sa matinée. Le prince ! Mais que ne l’avait-il fait mander la lady ?

Pendant ce temps, Horace s’était entretenu avec lord Buckwell afin de s’assurer de son degré d’implication et d’engagement dans l’affaire de succession précipitée.

Avec l’aide de lady Jeyne, Silva parvint à croiser Cirah Whent - de trois ans son ainée - qui conforme à sa nature eu des mots aigres. Lady Wayfarer parvint malgré tout à s’en faire apprécier, surtout après lui avoir vanté qu’un jeune et beau chevalier de sa maison vassale avait eu l’insigne honneur de jouter avec le prince en personne. Bien entendu, entre amies, lady Silva pouvait fort bien la lui présenter lors de la prochaine soirée.

Rejoignant les siens, Silva pu rapporter que les maisons Wayfarer et Holbein serait bien placés au prochain banquet. Horace appréciait. Elle glissa plus tard à Amaury que c’est grâce à lui et ses amitiés princières matinales qu’elle avait pu obtenir un revirement d’opinion de la fille Whent et le prévint que lady Siera serait certainement heureuse qu’il soit aimable avec elle et d’ajouter un brin caustique, qu’avec un peu de chance, celle-ci se verrait chanceuse s'il lui demandait ses couleurs pour le tournoi. Contrit, Amaury assura à lady Silva qu’il s’appliquerait à être prévenant avec cette peste née Whent mais qu’il irait à reculons. Silva en était fort aise : Cirah avait déjà assez d’un grand nom, d’un grand château, d’un tournoi faramineux et d’une famille plus que complaisante alors qu’elle-même avait un père débonnaire, un oncle névrosé, un autre borgne et une grande tante plénipotentiaire. Non, Cierah Whent n’aurait pas en plus un authentique ser oint des sept huiles, un sauveur pour la servir avec dévouement.

L’état du mestre des Wayfarer empirant, il est fait appel au mestre d’Harrenhall qui reste évasif et pressé de partir. A la plus grande joie d’Horace, Lady Silva lui bloque la sortie des appartements et exige un véritable diagnostic, évoquant un acte volontaire d’empoisonnement requérant une justice exemplaire, justice dont le mestre pourrait faire les frais ! Contre toutes attentes, Jeyne Drox fait la preuve de quelques expertises dans l’honni domaine du poison en évoquant différents usages et mode d’administration.

C’en est assez pour qu’Horace, assisté de la jeune Shiera Wayfarer décide d’enquêter et remonter la piste des différentes recherches qu’a fait le mestre tandis que Lysette reste aux appartements pour chaperonner le convalescent.

Les cors retentissent, annonçant le défilé des champions qui sera conclu par le passage du palanquin royal. Reconnaissable parmi les deux cents champions, ser Amaury revêt la magnifique armure faite pour lui. Le bâtard fait digne répresentation des maisons Holbein et Wayfarer, regardant régulièrement vers le public pour enfin trouver celle qu’il cherche : lady Cirah Whent. Ses mots sont hésitants mais sa demande est claire. Il demande et obtint les couleurs de la garce de dix-neuf ans.

Silva garde les dents serrés derrière ses lèvres closes. Elle regarda lady Whent en s’ordonnant de rapidement retrouver son calme. Il n’aura qu’à la besogner à reculons si c’est son devoir de chevalier servant. Mais voilà qu’une voix haute la sort de sa torpeur : c’est lady Jeyne Drox qui est en train de proposer ses couleurs à ser Charlton Storm. Stupeur ! Dans quelle société une lady propose elle-même ses couleurs à un bâtard qui plus est ? Trop heureux de l’incongruité de la situation, ser Charlton tend gaiment sa lance vers sa dame de parage. Celle-ci pourtant adroite et chaque jour dotée de davantage de talent insoupçonné se révèle bien peu capable d’attacher son étoffe de soie sur la hampe de bois, au grand plaisir du chevalier qui profite de sa gorge exhibée. Agacée, Silva lache à sa voisine : « Pensez-vous être assez penchée pour bien prendre soin du noeud de messire ? »
En se redressant et une fois que ser Charlton a repris sa progression, lady Jeyne lui répond que sa jalousie n’est pas de mise et qu’elle a agit ainsi pour déjouer quelques vilénies destinées à ridiculiser ser Amaury. En effet, l’écuyer de ser Charlton se rapprochait dangereusement en dissimulant une lame dans sa manche, sans doute pour sectionner les liens retenant la selle sur le destrier.

Une nouvelle fois, une main invisible agissait contre eux. Et pour couronner le tout, Silva réalisait qu’elle avait elle-même incité Amaury à demander les couleurs de Cirah Whent. Elle ressentit une profonde lassitude. En fin de défilé, il y’eut un manège peu compréhensible pour les non initiés : le roi Aërys II avait fait venir à lui le jeune Jaimie Lannister pour l’honorer du prestigieux manteau blanc de la garde royale. Certains remarquèrent que Tywin Lannister, le père de Jaimie, jeta à terre sa broche de Main du Roi et quitta les lieux. Cet événement chamboula les esprits et alimenterait sans nulle doute les prochaines conversations.

Ce qui chamboula le plus Silva, c’est d’apprendre qu’Horace et sa jeune soeur avaient été pris de malaise à leur tour lors de leur recherche dans les pas du mestre. Cela finit de la mettre en rogne contre cet ennemi secret qui oeuvrait contre eux, qui oeuvrait contre elle.

De son coté, Horace réussit à découvrir à force de recherche des secrets oubliées de mémoire d’homme. Il est fait mention du temps où les Iles de Fer et le Conflans ne connaissait qu’un même roi, roi des Iles et des Rivières tout comme il est fait mention des origines des maisons de la région.

N’ignorant pas que les Wayfarer voudrait attraper l’écuyer, Jeyne Drox exprime à Silva le souhait d’informer ser Charlton Storm du projet d’interroger son écuyer. Si Silva respecte le désir de Jeyne, elle ne le partage pas et ne veux courir aucun risque. Si par exemple, le ou les employeurs de l’écuyer ont vent du projet de l’interroger, ils pourraient le faire disparaitre pour qu’il se taise à jamais. Horace abonde sur l’idée d’appréhender le gredin attiré dans les filets de l’appétissante Lysette pour le confronter avec l’inflexible Trenn. Silva est plus déterminée que jamais et la frontière entre oncle et nièce devient de plus en plus ténue.

Les recherches se font sans délai mais surtout sans résultat. Le dit écuyer était en réalité un remplaçant, celui de ser Charlton ayant malencontreusement eu un accident la veille.

La journée s’achève sur la réjouissante perspective de dormir en sachant qu’un ennemi mystérieux connait l’emplacement de chacun des couchages des trois maisonnées. Silva souhaite échanger sa place, ce qui ne réjouit pas Jeyne. A défaut, Silva propose de placer des leurres, comme coussins et couverture à sa place et de dormir serrée contre Jeyne. Une fois encore, la dame de compagnie reste peu encline à accepter. Trenn Holbein met un terme aux conversations et somme lady Silva de dormir dans son lit.

C’est ainsi que de mauvaise grâce, Silva se couche dans son lit mais avec la ferme intention de ne pas fermer l’oeil de la nuit… L’Aïeule ne lui aura pas octroyé de sagesse, le Guerrier ne lui aura pas donné d’arme, la Mère n’est plus là depuis bien longtemps, la Jouvencelle lui a retiré son voile de blancheur et de candeur. Fixant le plafond, même quand la lumière des lanternes sera éteinte, Silva songe à l’Etranger. Voir et revoir tout sous un autre angle, une autre lumière… Si seulement Harren le Noir pouvait la guider.

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